Le Vietnam est l’une des onze destinations où Nouvelles Frontières lance sa nouvelle gamme de circuits « Saveurs ». TourMaG a testé ce nouveau produit à l’occasion d’un voyage de presse organisé par TUI France. L’occasion de vivre, en sus, quelques expériences plus intimistes proposées aux clients qui s’offrent des voyages privés.
C’est un séduisant aperçu de tous les visages que Nouvelles frontières – marque de TUI France – propose dans son nouveau circuit « Saveurs vietnamiennes » (10 jours / 8 nuits ; à partir de 1 859€). A réserver en agence de voyages ou sur le site de TUI France.
TourMaG l’a testé pendant une semaine à la faveur d’un voyage de presse – accompagné notamment par Christophe Fuss, directeur général de TUI France – organisé en partenariat avec Vietnam Airlines (un vol quotidien Roissy CDG-Hanoï).
Comme dans le circuit Saveurs désormais proposé aux clients (premier départ en avril 2026), l’aventure a commencé à Hanoï.
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Si le charme de son centre historique est intact, des immeubles et des tours ont poussé un peu partout à toute vitesse.
Les grandes avenues sont horriblement congestionnées, en particulier aux heures de pointe et la ville est assez sérieusement polluée.
Ce ne sont pas tant les voitures que les nuées de scooters qui surprennent, et pour cause : il y a quelque cinq millions de motos et scooters pour 9 millions d’habitants. Faut-il s’en étonner ? A Hanoï, tout le monde apprend, dès l’enfance, à maîtriser l’art de l’équilibre sur un deux roues.
Ces deux-roues avancent groupés en nuées gigantesques, foncent sur les grandes artères avec un sang-froid qui sidère, pilent et s’alignent aux feux rouges avant de s’engouffrer dans les rues étroites du vieux quartier et jusque dans les allées des marchés couverts.
En effet, le scooter ne sert pas seulement à se déplacer seul : il fait aussi fonction de « voiture » familiale – avec parfois deux ou trois enfants serrés sur le porte-bagage – et, à l’occasion, de boutique ambulante, portant – c’est selon – piles de carton, étals de fruits et (ou) de légumes, assortiment complet de balais ou d’objets en bambou tressé.
Quel que soit leur usage, tous disent la frénésie de vivre du Vietnam d’aujourd’hui.
De jeunes élégantes vêtues de tenue traditionnelles roses ou rouges très apprêtées (et louées pour la circonstance) prennent la pose, seules ou en bonne compagnie, un peu partout, mais tout particulièrement au bord du lac de l’Ouest (Ho Tay), du lac de Hoan Kiem, près du temple de Ngoc Son (temple de la montagne de Jade), aux abords du Temple de la Littérature et dans les rues étroites du Vieux quartier.
Cet engouement pour les réseaux sociaux contraste avec les drapeaux rouges marqués d’une faucille et d’un marteau présents dans les rues, en particulier à proximité du Mausolée Ho Chi Minh – véritable père de la Nation – ou du palais présidentiel.
Dans ce pays, confronté tout au long de son histoire à des invasions étrangères et à des guerres civiles, les habitants n’ont jamais fléchi dans leur aspiration à l’autonomie et à la liberté, du premier retour à l’indépendance en 938 après 1 000 ans d’occupation chinoise, jusqu’à la réunification de 1975.
Cependant, depuis cinquante ans, le parti communiste tient fermement en main son destin politique, tout en ayant lâché la bride à l’économie de marché et à l’accueil des touristes internationaux.
A toute heure, des Vietnamiens, assis sur de minuscules tabourets en plastique et indifférents à l’agitation urbaine, se délectent de phở, la savoureuse – et emblématique – soupe au bœuf et aux nouilles de riz parfumée aux herbes aromatiques, de « Cha Ca« , un poisson-chat mariné dans des épices avant d’être grillé sur la braise, puis frit à la poêle, de sauté de porc accompagné de riz, de nems, de raviolis vapeur.
Et puis, il y a les coffee shops. A Hanoï, il y en a littéralement partout qui servent, dans le brouhaha, aussi bien un Robusta noir corsé qu’un café additionné de lait concentré sucré ou un cà phê trứng, préparation mousseuse, réalisée à base de jaune d’œuf fouetté, façon sabayon, encore appelée « egg coffee ».
Cet engouement pour le café (deuxième produit agricole vietnamien le plus exporté, après le riz bien sûr) remonte au temps de la colonisation française de l’Indochine. Ce sont en effet les Français qui, au milieu du XIXe siècle, ont introduit cette culture sur les hauts plateaux du centre.
Pas d’inquiétude à avoir cependant si on est touriste français : on est bien accueilli.
Les traces de ce passé sont d’ailleurs respectées : en témoigne le sérieux lifting dont a bénéficié récemment, à Hanoï, aussi bien l’opéra – construit en 1901 sur le modèle de l’opéra Garnier de Paris – que l’imposante cathédrale néo-gothique Saint-Joseph.
Tout aussi étonnant est de découvrir, en décembre, dans ce pays à (très large) majorité bouddhiste (8% seulement de catholiques), d’innombrables sapins de Noël et autant de « Merry Christmas » affichés sans complexe au milieu d’une débauche de guirlandes et d’illuminations.
Cela n’empêche pas le Vietnam de cultiver ses traditions et à sa culture millénaires. En témoignent, à Hanoï, la célèbre pagode (bouddhiste) au pilier unique, le Palais de la Littérature avec ses cinq cours intérieures, son jardin des stèles portées par des tortues, ses pavillons à étages, sa grande maison de cérémonie : il a été fondé en 1070 par le troisième empereur de la dynastie Lý, à une époque où Hanoï s’appelait Thang Long.
Dans ce site exceptionnel, la grandeur architecturale sublime la sagesse des enseignements anciens.
Comment en serait-il autrement ? C’est là que, pendant neuf siècles, les fils de sang royal, les fils de mandarins et de l’aristocratie ont poursuivi leurs études – basées sur l’enseignement du sage chinois Confucius – pour devenir lettrés et hauts fonctionnaires.
Ses trente lacs sont de véritables havres de paix autour desquels on peut se promener mais aussi faire du tai-chi, de la gym, du vélo, courir, chanter – seul ou en groupe -, tout comme les parcs peuplés de vieux banians aux racines aériennes envahissantes.
La nature est encore plus omniprésente à 120 km au sud d’Hanoï, dans la région de Ninh Binh encore appelée « Baie d’Halong terrestre », en raison des formations rocheuses aux allures de pains de sucre dressés au milieu des champs, des rizières et des cours d’eau.
Ces paysages somptueux paraissent familiers à ceux qui ont vu le film « Indochine », et pour cause : plusieurs scènes mettant en vedette Catherine Deneuve ont été tournées sur place.
C’est un endroit idéal pour prendre un bon bol d’air frais dans le calme, faire du vélo au milieu des rizières, s’offrir une pittoresque virée en bateau à fond plat sur une rivière qui serpente dans la verdure entre les pics karstiques, ou déguster d’excellentes brochettes de chèvre des montagnes accompagnées de riz croustillant.
Longtemps repaire de pirates, cette « merveille naturelle » peuplée de 1 133 îles et îlots, est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Celui qui y est venu il y a quelques décennies, est stupéfait devant l’ampleur récemment prise par le port international où démarrent les croisières, désormais cerné par des immeubles modernes. On ne devrait pourtant pas être surpris : la baie d’Halong est devenue un spot du tourisme international de masse.
C’est donc avec un peu d’appréhension que l’on s’installe sur l’agréable jonque privatisée pour 24 heures par Nouvelles Frontières.
Pourtant, très vite, le charme opère, qu’il fasse beau temps ou que la brume soit de la partie comme début décembre.
Après une soirée karaoké endiablée et une nuit reposante à bord, la visite, au petit matin, d’une grotte peuplée de stalactites et de stalagmites suivie d’une balade en barque traditionnelle jusqu’aux villages flottants des pêcheurs – moins peuplée qu’avant, la baie compte encore 1 450 habitants – complète cette parenthèse enchantée.
S’il fait beau, on se baigne et on fait du kayak.
Depuis la baie d’Halong, cette ville du centre du Vietnam se rejoint soit en voiture (comme lors du voyage de presse), soit en train (comme les clients de Nouvelles Frontières).
On reste béat d’admiration devant l’ancienne cité impériale – modèle réduit de celle de Pékin – qui regorge de splendides palais, temples, théâtres, jardins, classés par l’Unesco.
Pourtant, derrière les monuments et sanctuaires à l’allure pimpante, bien des blessures restent à vif : en 1968, durant « l’offensive du Têt », l’un des épisodes les plus sanglants de la guerre du Vietnam, ce joyau a été détruit aux deux tiers.
Depuis, une partie seulement des bâtiments historiques ont été reconstruits. Et, ceux qui l’ont été, sont maintenant menacés par l’extrême humidité ambiante.
Quasiment à l’embouchure du fleuve Thu Bồn, sa vieille ville, remarquablement bien préservée, est, elle aussi, inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco. C’était, jadis, une cité prospère sur les routes maritimes du commerce de la soie. Las, à la suite de l’ensablement de la rivière, son port a décliné au profit de celui de Đà Nẵng.
Lors de son expansion, à partir du XVe siècle, les riches marchands y installèrent des comptoirs et construisirent de grandes et solides maisons en bois.
Les vieilles maisons, les bâtiments colorés, les pagodes séculaires s’étirent de part et d’autres d’un pont japonais jeté au-dessus d’un canal. Influences chinoise, française, japonaise s’y entremêlent, créant une atmosphère très particulière, de jour comme … de nuit.
Pleine d’histoires et de douceur, cette ville historique au charme colonial s’anime tout particulièrement en soirée : d’innombrables lanternes multicolores éclairent alors ses rues.
Elles sont l’occasion, à Hanoï, de faire une balade urbaine en cyclopousse et, un peu partout, de visiter des marchés – aux fruits, aux légumes et aux épices – très animés, voire de marcher carrément au milieu des rizières et des champs de légumes où s’affairent des paysans de tous les âges.
Ailleurs, ce sera la visite d’une fabrique villageoise de balais et d’objets en feuilles de palmier, avant de passer à la pratique. Et de découvrir un spectacle de marionnettes sur l’eau.
Plus loin, on s’extasie dans un élevage d’huîtres perlières : le « clou » de cette visite, c’est, bien sûr, la greffe d’une huître « receveuse » pour qu’elle donne une perle de culture !
Plus loin encore, c’est l’occasion de découvrir une fabrique de soie et de voir les vers qui fabriquent le précieux fil, dévorer des feuilles de mûrier.
Enfin, à Hội An, il est difficile de résister à l’envie de passer commande, dans des ateliers de couture, de vêtements sur-mesure (livrés à son hôtel en moins de 24 heures !) et (ou) de se faire masser, dans un Spa local, les épaules, la tête et le cuir chevelu par des mains expertes.
Le circuit « Saveurs vietnamiennes » est enrichi par plusieurs cours de cuisine pour expérimenter la confection des rouleaux de printemps, des nems et autres galettes aux légumes – faites de farine de riz diluée dans de l’eau – parfumées aux herbes aromatiques et au curcuma…
Dans la campagne d’Hué, cette leçon de cuisine a lieu au village de Thuy Bieu, dans la belle maison du descendant d’un mandarin qui mène aujourd’hui une vie plutôt simple.
Dans les environs de Hội An, le cours suivi du repas a lieu chez un habitant du village agricole Tra Que, passé maître dans l’accueil touristique : un vrai comédien.
Qu’importe ! Tout au long de notre périple, contacts et rencontres, mêlés parfois aux confidences des guides sur leur famille et leur parcours personnel, souvent très méritant, ont largement montré l’extraordinaire dynamisme de ce pays qui réinvente son avenir depuis la fin de la terrible « guerre du Vietnam ».
Les clients de Nouvelles Frontières qui optent pour un « voyage privé » (en famille ou entre amis) ou, mieux encore, un voyage sur-mesure, peuvent, en sus de toutes ces expériences, en vivre d’autres, plus pittoresques, mais possibles seulement en tout petits comités.
Par exemple se balader en Vespa dans les rues encombrées d’Hanoï (heureusement, c’est un Vietnamien qui conduit !) ou passer un moment absolument unique dans la très photogénique « Hanoï train street ».
Depuis la période coloniale française, un chemin de fer à voie unique traverse en effet les rues du vieux quartier de Hanoï, entre la gare de Long Bien et la gare centrale.
Désormais, des cafés sont alignés tout le long de la voie et des marchands ambulants font des affaires, installés à même les rails.
Lorsqu’un train s’annonce, tout le monde se rabat prestement sur les côtés avant de reprendre sa place sur la voie, sitôt le convoi passé ! Pittoresque mais parfois dangereux !
« Au début des années 2000, dit-il, Nouvelles Frontières proposait déjà au Vietnam des voyages teintés d’aventure et d’authenticité, avec, notamment, des nuits chez l’habitant dans les villages reculés de montagne, et des rencontres avec les populations locales.
A l’époque, j’étais encore guide mais cette approche m’a beaucoup marqué et inspiré ».
Il poursuit : « Aujourd’hui, bien qu’ils fassent davantage place au confort, les circuits Nouvelles Frontières en petits groupes (de 16 à 24 personnes) restent imprégnés de cette volonté d’inclure des expériences hors des sentiers battus par le tourisme de masse.
C’est bien sûr le cas des circuits dans les montagnes du nord où vivent de nombreuses minorités ethniques, encore très ancrées dans leurs traditions.
Mais, conclut-il, tous les autres circuits incluent au minimum plusieurs expériences – nuit chez l’habitant, cours de cuisine, spectacles villageois, rencontres organisées ou spontanées avec paysans, artisans, pêcheurs, etc. – pour permettre aux voyageurs de saisir la réalité de la vie et l’âme du Vietnam ».
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