En réunissant compagnies de croisières, tour-opérateurs et prestataires locaux, le Sète Cruise Dating confirme la stratégie du port : accélérer son positionnement sur les petites unités – pas plus de 1 000 passagers – et proposer des excursions toujours plus diversifiées.
Les exposants étaient arrivés la veille, le 26 au soir, pour une visite privatisée du théâtre Molière et un premier temps d’échanges, fidèle à l’esprit convivial revendiqué par la destination.
Près d’une quarantaine de prestataires publics et privés – offices de tourisme, opérateurs d’activités, structures culturelles, agences spécialisées – ont enchaîné des rendez-vous préprogrammés avec plus d’une dizaine de compagnies et tour-opérateurs internationaux au sein du terminal croisière.
Face au Viking Vela, en escale ce jour-là, des acteurs comme Le Ponant, Intecruises, Voyages C. Mathez ou Philibert Cruises ont découvert ou redécouvert l’éventail d’expériences proposées par le territoire. Une « bourse aux idées » assumée par le port pour nourrir les catalogues d’excursions et consolider l’écosystème local.
Un cap assumé par Arnaud Rieutort, directeur commercial du port : « Nous assumons un positionnement raisonné et raisonnable », afin de garantir « l’acceptabilité de l’activité » auprès des habitants et d’inscrire la croissance du port dans un modèle durable.
2026 marquera une nouvelle étape, avec plus de 60 000 croisiéristes attendus et près de 80 escales programmées.
Le Cruise Dating a mis en lumière plusieurs expériences emblématiques, dont les Miniboats – de petits bateaux électriques autonomes accessibles dès huit ans – ou encore les sorties vers l’étang de Thau à bord du Sub Sea Explorer, offrant une vision sous-marine des cordes d’huîtres et de moules.
L’objectif : renouveler l’expérience passagers, renforcer la différenciation de Sète et proposer des activités adaptées aux petites unités et à leurs clientèles premium.
Le port peut également accueillir des navires au mouillage – comme lors de l’escale du Crystal Serenity au printemps – offrant davantage de flexibilité aux compagnies internationales.
Le workshop a permis aux prescripteurs internationaux de saisir la singularité de la destination. Depuis l’Hôtel de Paris jusqu’au théâtre Molière privatisé pour l’occasion, Sète a rappelé ses surnoms : « l’île singulière », la « Venise du Languedoc », des appellations qui prennent un relief particulier une fois sur place.
À chaque escale, environ 50 % des croisiéristes partent en excursion dans un rayon d’1h30, confirmant le rôle de Sète comme principal point d’entrée du tourisme maritime en Occitanie.
Dans les cartons : développer l’overnight, organiser des événements sur le quai d’Alger, et finaliser l’électrification des quais d’ici 2028, pour un budget global de 4.8 millions d’euros.
En misant sur les petites unités et un travail collectif étroit avec les acteurs locaux, Sète dessine un modèle où l’expérience passagers et les retombées territoriales avancent de concert — un sillage assumé, responsable et résolument tourné vers l’avenir.


