Depuis quelques années, la capitale des Gaules s’est mise en ordre de bataille pour reconquérir ses berges. La Confluence, la rive gauche du Rhône, les quais de Saône, la Cité Internationale… autant de sites où s’exprime un nouvel art de vivre à Lyon. Ils cohabitent avec les quartiers classiques dans un cocktail séduisant.
Alors que le vaste projet de rénovation du quartier d’affaires de la Part-Dieu se poursuit au moins jusqu’en 2030 (nouvelle tour Silex², réhabilitation de la gare…), l’actualité des dernières années oblige à s’intéresser aux rives du Rhône et de la Saône.
Longtemps délaissée, la pointe de la Presqu’île est devenue un quartier d’immeubles design et de culture.
Finie la zone industrielle, place à l’urban style.
Symbole du quartier : le Musée des Confluences. L’immense bâtisse se dédie au « grand récit de l’humanité et de ses peuples ». Des expos temporaires sont aussi à l’affiche.
Le cœur de la Confluence se situe néanmoins autour de la Place nautique. Ce bassin creusé face à la Saône est encadré d’immeubles design : Lyon Islands (Massimiliano Fuksas) ; Hikari (Kengo Kuma) ; l’Hôtel de Région (Christian de Portzamparc)…
100% piéton, le quai Rambaud livre des choix audacieux, avec le siège du Progrès, les Pavillons des Douanes (Jean-Michel Wilmotte) et 52 (Rudy Ricciotti), le cube orangé des Salins, La Sucrière (espace d’expos), Le Sucre (scène roof-top)…
Là se tenait le marché de gros. En 2022, une partie a mué en espace de concerts et de musiques actuelles. Bureaux et logements suivront, dans le sillage de l’Université Catholique (dans l’ancienne prison Saint-Paul), de l’Ecole d’Architecture, de la tour Ycone de Jean Nouvel, de la CCI…
Si une voie douce existe sous une voûte de la gare de Perrache, liant Presqu’île nord et sud à pied et à vélo, c’est en vaporetto que l’on quitte la Confluence pour une itinérance sur la Saône.
Place, cette fois, aux quartiers historiques. Voici Ainay, fief de la bourgeoisie catholique et ses immeubles haussmanniens.
La Métropole Grand Lyon reconquiert les berges : de Neuville-sur-Saône à la Confluence, 50 km sont concernés par des promenades pédestres, des chemins nature…
Jusqu’à Saint-Paul et Vaise, le vaporetto glisse ainsi, sur une Saône resserrée, au cœur de l’identité lyonnaise.
Du parc de la Tête d’Or à Gerland, en passant par Les Brotteaux et la Guillotière, piétons et cyclistes se sont approprié les quais rive gauche. C’est le moment d’en profiter.
On peut aussi pousser au nord, après la Cité Internationale et la passerelle de la Paix. Là, le Rhône redevient nature, avec de petites plages de sable, des collines verdoyantes, les parcs de la Freyssine et de Miribel-Jonage…
Un espace néo-fluvial qui sent bon une ville en accord avec son temps.
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