La décision de la FAA intervient après la fin d’un shutdown gouvernemental record qui a paralysé une partie de l’aviation civile américaine durant 43 jours. L’administrateur de la FAA, Bryan Bedford, a justifié cette mesure par « la diminution constante des problèmes de personnel ».
Les restrictions avaient été imposées en raison de pénuries de contrôleurs aériens pendant le shutdown fédéral, période durant laquelle nombre d’entre eux avaient cessé de se présenter au travail, n’étant pas rémunérés. Les absences avaient provoqué des dizaines de milliers d’annulations et de retards de vols depuis le début du shutdown le 1er octobre.
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Vendredi dernier, la FAA avait déjà réduit de moitié l’exigence de réduction de vols, la faisant passer de 6 à 3%. Toutefois, les compagnies aériennes n’avaient pas respecté ces obligations : dimanche, seulement 0,25% des vols ont été annulés dans les 40 aéroports concernés, selon la société d’analyse Cirium, un taux inférieur aux annulations normales.
La FAA a indiqué être « au courant de rapports de non-conformité par les transporteurs » et examiner « les options d’application de sanctions ». L’agence pourrait imposer une amende pouvant atteindre 75.000 dollars par vol dépassant les limites imposées.
Le secteur reste confronté à des défis structurels : la FAA accuse un déficit d’environ 3.500 contrôleurs aériens par rapport aux effectifs ciblés. Nombre d’entre eux effectuaient déjà des heures supplémentaires obligatoires et des semaines de six jours avant même le début du shutdown.
Vendredi dernier, deux jours après la fin du shutdown, les contrôleurs aériens et autres employés de la FAA ont commencé à recevoir environ 70 % de leurs arriérés de salaire.
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