L’AFEST s’oppose fermement au projet de déremboursement partiel des cures thermales, envisagé par le gouvernement, qui pourrait avoir « des conséquences catastrophiques pour l’économie des stations thermales françaises« .
Le projet prévoit de réduire le montant de la prise en charge de 65% à 15% pour les forfaits classiques, et de 100% à 65% pour les patients en affection de longue durée (ALD).
Cette réduction porte uniquement sur le volet soins, qui s’élève actuellement à 680€ et pourrait baisser à 130€. Pour rappel, le coût d’une cure se situe aujourd’hui entre 1 500 et 2 000 euros, car il comprend l’hébergement, le transport et la restauration, à la charge du patient.
« Régulièrement, depuis plus de 30 ans, le remboursement des cures thermales est remis en question par les pouvoirs publics. Au cours des dernières années, les acteurs et les professionnels du secteur ont fait procéder à de nombreuses études médicales montrant leur efficacité, et notamment l’impact sur la consommation pharmaceutique« , souligne Patrick Vicériat, président de l’AFEST, dans le communiqué.
Pour cet expert du thermalisme, « le bien-être et la remise en forme ne permettront jamais de compenser cette baisse d’activité« .
Face à cette menace contre le thermalisme médical, l’AFEST « exige clairement l’abandon de ce projet. A notre ministre, Stéphanie Rist (Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées de France, ndlr), d’en convaincre ses collègues du gouvernement« , conclut l’association.
A noter que le 8 novembre dernier, un amendement (n°1846) favorable à l’exclusion de toute prise en charge des prestations liées aux cures thermales a été rejeté par les députés.
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