Risques encourus et recommandations associées
Il est recommandé aux voyageurs français, avant un voyage de moins de 6 mois en République du Congo, de s’inscrire sur la plateforme Ariane, ce qui permet de recevoir des alertes de sécurité.
Lors de ses déplacements en ville, il est conseillé de toujours avoir sur soi la photocopie de son passeport (y compris la page avec le visa) et de conserver son passeport original au domicile.
En revanche, lors des déplacements interurbains, il est vivement recommandé de se munir de l’original du passeport contenant le visa. L’impossibilité de présenter le passeport lors d’éventuels contrôles de police ou de gendarmerie peut conduire à une simple amende mais aussi, en fonction des circonstances, à un placement en garde à vue (durée maximale 72h).
Risque routier
Le nombre d’accidents de la route, très élevé, est en hausse continue en l’absence d’une véritable politique de prévention routière. Les services de secours sont limités dans la capitale et les villes principales, et inexistants en dehors, même s’il existe un centre d’appel Police secours (numéro d’appel national : 117).
Pour tout déplacement, il est recommandé de :
- enregistrer les numéros de téléphone de l’ambassade de France et/ou du consulat général à Pointe-Noire ;
- éviter de sortir seul de nuit dans les quartiers excentrés ;
- respecter les injonctions des forces de l’ordre en cas de barrages routiers ;
- attacher systématiquement sa ceinture de sécurité, à l’avant et à l’arrière, y compris en ville ;
- porter un casque et être muni de tous les autres équipements de sécurité obligatoires en France pour les déplacements à moto, bicyclette et autres moyens de mobilité ;
- être extrêmement attentif aux piétons ;
- en cas d’accident ou d’accrochage, ne pas déplacer le véhicule et prévenir rapidement la police ou la gendarmerie (numéro d’appel national : 117).
Lors des déplacements interurbains, il est recommandé de :
- ne pas emprunter les transports en commun interurbains ;
- rouler en convoi d’au moins deux véhicules ;
- ne pas conduire de nuit ;
- se munir de moyens de communication opérationnels (téléphone satellitaire conseillé pour les déplacements interurbains) ;
- se munir des matériels de premier secours et d’assistance technique (pelle, câbles ou sangles résistantes, etc.) si des pistes doivent être empruntées.
Délinquance et criminalité
Il existe un risque de petite et moyenne délinquance (vols parfois avec violence, cambriolages, agressions à main armée) et un risque criminel limité, principalement à Brazzaville et à Pointe-Noire. Les agressions visent généralement les biens.
Les vols et cambriolages connaissent une recrudescence périodique au moment des fêtes de fin d’année. Il convient d’être particulièrement vigilant pendant cette période et, en tout temps, d’éviter de transporter d’importantes sommes d’argent ou tout objet de valeur.
Il est déconseillé de fréquenter des quartiers excentrés de nuit, et surtout à pied. En cas de tentative de vol, ne pas résister, porter plainte et relever le détail des circonstances.
Risques politiques et sociaux
La situation économique demeure fragile. Une large partie de la population vit dans la précarité, encore accentuée en saison des pluies par les fortes inondations et les glissements de terrain qui affectent notamment les quartiers périphériques des grandes villes. Cette situation engendre un risque d’instabilité sociale susceptible d’être instrumentalisé politiquement, particulièrement durant les périodes électorales, malgré la forte résilience de la population.
En période de tension, il est recommandé de se tenir à l’écart des rassemblements.
Zones de vigilance
Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange sur la carte)
Frontière nord avec la République Centrafricaine (RCA)
Il est déconseillé, sauf raison impérative, de se rendre dans une bande de 30 km de large le long de la frontière entre la République du Congo et le sud de la RCA, en raison de la situation sécuritaire en RCA, de la porosité des frontières, et de la présence dans cette zone de délinquants, braconniers et trafiquants.
Frontières sud avec la République démocratique du Congo (RDC) et le Cabinda (Angola)
La zone frontalière avec, d’une part, le Cabinda (Angola) et, d’autre part, la RDC, au sud du pays, est un foyer d’insécurité potentiel, en raison de la porosité des frontières et de l’existence de nombreux trafics. Les déplacements dans cette zone, à l’intérieur d’une bande frontalière de 10 km de large, sont déconseillés sauf raison impérative.
Frontières avec les autres pays voisins
Plus généralement, toutes les frontières terrestres avec les pays voisins (Cameroun, Gabon, RDC) sont des zones potentiellement à risque, en raison des trafics qui peuvent s’y dérouler. Le franchissement inopiné d’une frontière peut conduire à une arrestation sur un territoire pour lequel le voyageur ne dispose pas de visa.
Zones en vigilance renforcée (en jaune sur la carte)
Une vigilance renforcée s’impose sur l’ensemble du territoire de la République du Congo, et plus particulièrement dans le département du Pool.
Région limitrophe du département de la Bouenza et du Pool
Le département du Pool, situé au sud du pays près de la capitale, a été le théâtre d’agitations et d’affrontements armés depuis les années 1990. La situation dans la région s’est progressivement stabilisée après la signature d’un accord de cessez-le-feu, en décembre 2017.
Le trafic routier est revenu à la normale sur les grands axes, et le trafic marchandises a repris sur la ligne de chemin de fer Congo-Océan (CFCO) qui relie Brazzaville à Pointe.
Il est désormais possible de se déplacer dans le département du Pool, en empruntant notamment la RN1 Brazzaville-Kinkala-Mindouli-Dolisie-Pointe-Noire ainsi que l’axe qui part de PK 45 au nord de Brazzaville et rejoint la RN1 à Mindouli.
Une vigilance accrue est cependant recommandée sur ces axes, comme dans l’ensemble du département du Pool, en raison du non-achèvement du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-rebelles, toujours présents dans la zone. Comme sur l’ensemble du territoire, les déplacements interurbains doivent impérativement être effectués de jour, en convoi de deux véhicules 4×4 en bon état et bien équipés (équipements de secours, eau, alimentation, réserve de carburant, moyens de communication satellites).
Les déplacements en dehors de l’axe RN1 doivent être soigneusement préparés, tout déplacement de nuit étant prohibé sauf nécessité impérative. Il est prudent de rendre visite aux autorités administratives ou traditionnelles locales, généralement très accessibles, pour signaler sa présence.
Brazzaville
Le niveau d’insécurité est faible, notamment dans les quartiers du centre où séjournent la plupart des étrangers. Il convient néanmoins d’être vigilant lors des déplacements nocturnes et de circuler avec prudence. Des barrières de contrôle tenues par la force publique sont en effet mises en place, y compris dans le centre-ville, dès qu’un regain de tensions est observé (périodes électorales notamment). Il convient d’être particulièrement vigilant dans les quartiers excentrés de la ville.
Pointe-Noire
La criminalité dans le centre-ville de Pointe-Noire est limitée.
Il convient néanmoins de rester vigilant :
- sur le front de mer. Les promenades sur la plage au-delà de l’ancien wharf, vers le sud, sont déconseillées à toute heure de la journée et de la nuit, en raison de la présence régulière de groupes de délinquants.
- dans les quartiers périphériques de Pointe-Noire.
- dans le centre-ville, la nuit, en raison de la circulation automobile dangereuse (nombreux excès de vitesse, conducteurs en état d’ébriété).
- sur la route de Dolisie. La traversée du massif de Mayombe n’est pas sans danger, en raison du trafic des grumiers, de la vitesse excessive des véhicules ou de leur mauvais entretien, qui peuvent provoquer des accidents graves.

Activités sportives à risque
La pratique d’activités sportives à risque doit tenir compte de la faiblesse générale du réseau hospitalier.
Randonnées
Lors de randonnées, il convient de ne jamais s’éloigner du groupe, particulièrement en forêt.
Baignades
Il est fortement déconseillé de se baigner dans les rapides du fleuve Congo et de ses affluents, très dangereux, ainsi que dans les cascades.
A Pointe-Noire, la baignade dans l’océan peut être dangereuse à certains endroits, notamment sur la côte sauvage. Il n’existe pas de dispositif de secours pour les baigneurs. Il est recommandé de rester prudent et vigilant, en particulier avec les jeunes enfants.