Risques encourus et recommandations associées
Délinquance
En raison d’une hausse de la petite délinquance dans l’ensemble du pays, les voyageurs se rendant au Chili doivent veiller à se conformer aux règles élémentaires de sécurité suivantes :
- Faire preuve d’une vigilance renforcée et de discrétion dans les principaux sites touristiques, en particulier certains quartiers de Santiago (Suecia, Bellavista, Providencia), San Pedro de Atacama, Calama (aéroport, gare routière), Pucon, de jour comme de nuit, Valparaiso (notamment la ville basse, le port, les points de vue, les quartiers du Cerro Concepcion et du Cerro Alegre) et, dans une moindre mesure, la ville voisine de Viña del Mar. Les vols y sont fréquents et parfois violents. Les vols (y compris à main armée) sont par ailleurs en recrudescence dans les montagnes, dans la région de Santiago (notamment Cerro Carbón et Cerro Manquehue) ainsi que dans le secteur de Laguna Verde.
- Une forte recrudescence des vols a été constatée à Calama, aussi bien à l’aéroport qu’à la gare routière. Il est recommandé aux voyageurs d’être extrêmement vigilants aux abords de la gare ainsi que pendant les trajets en bus.
- Bien fermer son véhicule et ne laisser aucun sac ou objet de valeur en vue.
- Les vols ou attaques de voiture de location sont en recrudescence (vols simples ou vols avec violence). Des crevaisons sont fréquentes. En cas de crevaison, il est recommandé de ne pas sortir de son véhicule, de contacter la société de location et de ne pas accepter l’aide d’inconnus. Certaines agences acceptent de « banaliser » leurs véhicules en retirant tout autocollant ou inscription permettant d’identifier un véhicule loué.
- En cas d’agression, il est conseillé de n’opposer aucune résistance, les agresseurs ayant souvent recours à une arme blanche et parfois à une arme à feu.
- Dans le cadre des voyages terrestres transfrontaliers, il est conseillé de s’assurer du caractère officiel des compagnies de transport et d’éviter les bus de nuit, notamment entre la Bolivie et le Chili.
- L’hébergement en dortoir mixte au sein d’auberges est vivement déconseillé (risque de harcèlement pour les voyageuses).
- Ne pas laisser son verre sans surveillance, particulièrement dans les bars de nuit. Prendre garde à l’usage délictueux de la scopolamine, drogue qui, mélangée à une boisson, des aliments ou inhalée (par exemple sur un mouchoir), cause une perte de volonté, de conscience et une amnésie temporaire.
- Ne pas faire de tourisme dans les quartiers défavorisés.
- Éviter les signes extérieurs de richesse tels que bijoux, tenues vestimentaires de valeur ou appareils photographiques qui attirent l’attention et la convoitise.
- Déposer cartes de crédit, liquidités, pièces d’identité et titres de transport dans le coffre de son hôtel.
- Éviter de perdre de vue sa carte bancaire lors des paiements dans les restaurants et chez les petits commerçants.
- Faire preuve d’une vigilance particulièrement renforcée à la sortie des bureaux de change et des distributeurs de billets.
- Se méfier de toute distraction visant à détourner votre attention.
- Il est recommandé de numériser ses titres de transport et son passeport avant le départ puis de s’adresser ces documents par messagerie électronique. En cas de vol ou perte du passeport, une déclaration auprès des autorités locales est obligatoire pour demander aux autorités consulaires l’établissement de titres en urgence. Le passeport scanné peut ainsi être envoyé aux autorités consulaires dès le vol afin de réduire les délais d’établissement des titres en urgence. A défaut, déposer à l’arrivée, auprès du consulat à Santiago, la photocopie des documents de voyage (passeport et billet d’avion) et remplir « la fiche de renseignements pour ressortissants de passage au Chili », qui permettra d’assurer plus efficacement une protection et d’effectuer les liaisons avec les familles en cas d’incident ou d’accident.
Garder sur soi le numéro d’urgence du consulat, réservé aux situations critiques (téléphone portable : +569 44 54 39 11), celui de la personne à prévenir en cas d’urgence, et sa carte d’assurance « assistance ».
Risques naturels
Risque sismique
Le Chili est un pays où se produisent très régulièrement des séismes pouvant parfois s’avérer extrêmement violents (comme celui du 27 février 2010, d’une magnitude de 8,8 sur l’échelle de Richter).
Lors de vos déplacements, les recommandations en cas de séisme sont donc d’usage.
Au Chili, le risque de tsunami est réel en cas de tremblement de terre (ou d’éruption volcanique). Le site SENAPRED (en espagnol) permet de se tenir informé et de se préparer à l’éventualité d’un tsunami.
Risque volcanique
Le Chili recense plusieurs volcans, dont certains sont en activité.
Avant tout déplacement dans les zones volcaniques, il est recommandé de se tenir informé sur le site SENAPRED (en espagnol) et de consulter la fiche sur le risque volcanique.
Il est conseillé aux voyageurs de faire preuve de la plus grande prudence et de respecter les mesures prescrites par les autorités locales.
Intempéries et neige
L’automne austral au Chili provoque parfois des événements météorologiques violents. Pour tout déplacement en dehors des grandes zones urbaines ou du réseau routier principal, il est vivement recommandé de consulter le site d’alerte des autorités locales ([SENAPRED>https://senapred.cl/], en espagnol).
Les précipitations en plaine se traduisent par d’abondantes chutes de neige au-dessus de 2 500 mètres d’altitude. En quelques heures, une route peut être coupée et un col fermé. Pour tout déplacement en montagne, il est vivement recommandé de consulter les prévisions météorologiques pour la cordillère (Meteochile, en espagnol).
Inondations
Des inondations sont possibles près des fleuves et des rivières, des lacs et des lagunes, causées par de fortes pluies ou une fonte importante des neiges. Se tenir informés sur le site [SENAPRED>https://senapred.cl/], qui contient également des recommandations en cas d’inondations.
Risques liés à la présence de mines
L’attention des voyageurs est appelée sur la présence de mines aux abords des frontières avec le Pérou, la Bolivie et l’Argentine, dans les quatre régions suivantes :
- 1e région (Arica – Putre – General Lagos – Colchane – Pica – Pisagua) ;
- 2e région (Calama – Ollague – San Pedro de Atacama – Sierra Gorda – Antofagasta – Chacabuco) ;
- 5e région (Puchuncavi – Colliguay) ;
- 12e région (Puerto Natales – Torres del Paine – Laguna Blanca – San Gregorio – Porvenir – Primavera – Timalcahuel – Isla Dawson).
Les champs de mines sont généralement balisés. Il existe toutefois des champs très anciens ou sans schéma d’installation. Dans les régions proches d’un cours d’eau, les mines ont pu se déplacer jusqu’à 50 kilomètres de leur lieu d’implantation originel. Leur structure (matière plastique) et leur sophistication les rendent pratiquement indécelables. Quoique rares, des accidents surviennent. Les autorités chiliennes mènent des opérations de déminage, mais qui prendront nécessairement du temps.
Il est donc conseillé aux touristes voyageant dans les régions les moins fréquentées et/ou en dehors des circuits organisés de se renseigner auprès des carabiniers (« Carabinieri » : forces de police locales) sur les zones à éviter ou les risques éventuels.
Terrorisme
Des attentats avec des colis piégés ont été commis au cours des dernières années à Santiago, notamment le 4 janvier 2019 à un arrêt de bus du centre-ville et le 25 juillet 2019 contre un commissariat de police, faisant plusieurs blessés dont certains graves.
Dans ce contexte, les ressortissants français sont invités à faire preuve de vigilance, notamment lorsqu’ils fréquentent des lieux publics à forte affluence (centres commerciaux, métro et autres transports en commun).
Zones de vigilance
Zones de vigilance renforcée (en jaune sur la carte)
Sud du pays
Dans certaines régions du Sud (Araucanie, Bio Bio et région de Los Lagos) existent des tensions latentes entre forces de l’ordre et communautés indigènes. Il est vivement recommandé aux voyageurs d’éviter de prendre part à des manifestations ou revendications ethniques dans ces régions.
Île de Pâques
Un mouvement revendicatif, organisé par certains habitants de l’île proches des indépendantistes, s’est exprimé en avril 2015. Il porte sur l’administration des parcs nationaux et la régulation du tourisme. Les actions les plus notables ont pris la forme d’un contrôle des accès aux sites archéologiques et touristiques.
Si quelques tensions ponctuelles ont pu être rapportées, le mouvement est dans son ensemble pacifique. Les voyageurs sont invités à se renseigner sur les actions éventuellement en cours lors de leur séjour sur l’île et, le cas échéant, à se conformer aux consignes de sécurité et recommandations des autorités locales.

Activités sportives à risque
Sports de montagne
L’alpinisme pratiqué durant l’été austral (janvier-février) est épuisant et la latitude augmente les difficultés liées à l’altitude (ex : les 6 962 m de l’Aconcagua en Argentine équivalent à un 8 000 m). Les accidents pulmonaires ou cérébraux sont fréquents et s’ajoutent aux problèmes classiques de déshydratation et de déminéralisation. Il est donc recommandé d’observer des périodes d’acclimatation à l’altitude.
Un autre danger provient des changements météorologiques rapides dans la Cordillère : de nombreux grimpeurs se perdent en raison de brouillards soudains. Il est donc recommandé de prendre les services d’un guide professionnel, de se signaler aux autorités à l’entrée des parcs et de respecter l’itinéraire obligatoire.
Les secouristes chiliens ne peuvent guère étendre les recherches en cas de disparition, ces régions étant au demeurant isolées. Les frais de recherches, de secours et d’assistance hospitalière sont à la charge du visiteur ou d’une police d’assurance spécifique à laquelle il est conseillé de souscrire (type Club Alpin). Le voyageur circulant par la route en altitude n’est pas à l’abri du mal aigu des montagnes, pouvant entraîner une perte de contrôle soudaine du véhicule. Il est nécessaire de prévoir un temps d’acclimatation sur place.
Il est rappelé aux amateurs de sports de montagne et de randonnée que des précautions strictes doivent être observées dans la pratique de ce type d’activités. Cela vaut pour l’équipement, notamment pour les zones de glace (crampons, piolets, vêtements, etc.), les moyens de communication ainsi que l’entraînement ou l’accompagnement (recours nécessaire à des guides chevronnés connaissant bien le terrain).
Le fait de négliger ces précautions s’est déjà avéré fatal pour plusieurs voyageurs au cours des dernières années. Cela vaut particulièrement pour l’ascension des volcans, considérée comme relativement faciles mais pouvant en réalité s’avérer dangereuse, même pour des alpinistes expérimentés.
Navigation
Les plaisanciers sont mis en garde sur les conditions météorologiques particulièrement changeantes du Pacifique, qui peuvent très vite devenir dangereuses. Deux sites Internet peuvent être consultés en vue d’obtenir divers renseignements (navigation, accès aux ports, etc) :