Alors que le projet initial prévoyait le simple déménagement du terminal passagers, la coalition municipale d’Amsterdam privilégie désormais une suppression pure et simple des escales maritimes d’ici dix ans.
Mercredi 21 janvier, l’exécutif municipal d’Amsterdam a jeté un pavé dans la mare en annonçant son intention d’abandonner le projet de relocalisation de son terminal passagers (PTA). Au lieu de déplacer les infrastructures vers l’ouest, la ville envisage maintenant une interdiction totale des navires de croisière maritime à l’horizon 2035, explique NL News.
Si l’intention de la coalition est claire, rien n’est encore gravé dans le marbre. L’administration actuelle a décidé de ne pas soumettre ce plan au vote avant les élections locales de mars 2026. Il appartiendra donc au futur gouvernement municipal de trancher définitivement.
En attendant 2035, des restrictions vont s’appliquer.
La Ville d’Amsterdam a acté en 2024 un plafonnement à 100 escales annuelles de croisières maritimes (contre 190 auparavant), dès 2026, sans modification annoncée depuis son adoption. Le branchement électrique à quai deviendra obligatoire pour les navires autorisés dès 2027.
Certains opérateurs ont déjà commencé à rediriger leurs paquebots vers Rotterdam, proposant des transferts en bus vers Amsterdam.
A noter également qu’en 2026, la taxe pour les passagers de croisières maritimes et fluviales en escale a augmenté et s’élève à 15 € par personne (contre 14,50 € en 2025). En 2023, elle coûtait 8 euros. Les passagers qui commencent ou terminent leur croisière à Amsterdam ne sont pas concernés par cette taxe.
En 2026, certains d’entre elles évoluent. Les visiteurs doivent notamment faire face à une augmentation significative du coût des nuitées depuis le 1er janvier 2026.
Voici les détails :
Taxe de séjour (Municipale) : Elle est maintenue au taux record de 12,5 % du prix de la chambre (le plus élevé d’Europe).
TVA (Nationale) : Le gouvernement néerlandais a acté le passage de la TVA sur l’hébergement de 9 % à 21 % depuis le 1er janvier 2026.
Toujours pour limiter l’afflux de touristes, Amsterdam applique une politique de « croissance zéro » pour l’offre de lits. Les règles sont strictes.
Hôtels : Le moratoire sur la construction de nouveaux hôtels est total. Un nouvel établissement ne peut ouvrir que s’il remplace un hôtel existant, n’augmente pas le nombre de lits et propose un concept plus durable.
Locations saisonnières ou échange de maisons (Airbnb) : À partir d’avril 2026, dans les 8 quartiers les plus denses du centre (dont Haarlemmerbuurt, le Red Light District et De Pijp), la limite annuelle de location pour les particuliers tombe de 30 à 15 nuits par an.
La règle des 15 nuits s’applique aux zones suivantes : Haarlemmerbuurt ; Jordanien ; Grachtengordel-Ouest ; Grachtengordel-Zuid ; De Weteringschans ; Burgwallen-Nieuwe Zijde ; Nieuwmarkt/Lastage ; Oude Pijp.
A noter que pour louer sa maison ou sa péniche à des touristes à Amsterdam, il est obligatoire d’obtenir une autorisation.
Depuis 2021, la ville d’Amsterdam a officiellement fixé un plafond de 20 millions de nuitées par an.
