Selon le rapport AirHelp sur les perturbations de vols en France, l’année 2025 a enregistré une baisse du trafic aérien et une amélioration notable des retards de courte durée. Le secteur aérien français a transporté 90 millions de passagers au départ en 2025, soit une diminution par rapport aux 94 millions de passagers de 2024. Cette baisse s’accompagne d’une réduction des perturbations globales, qui touchent désormais 26,7 millions de voyageurs contre 28,8 millions l’année précédente.
Les retards de moins de trois heures représentent la majorité des désagréments, affectant 28% des passagers au départ de la France. Les retards de plus de trois heures ont concerné 600.000 passagers, tandis que 1,2 millions de voyageurs ont vu leur vol annulé. Ces chiffres témoignent d’une amélioration progressive de la ponctualité dans le transport aérien français, même si près d’un tiers des passagers demeure confronté à des perturbations diverses.
L’été concentre les difficultés
Les mois de juin à septembre ont été les plus perturbés de toute l’année 2025, avec un pic en juillet. Durant ce mois, 42% des passagers ont subi une perturbation. En revanche, février et mars ont été les périodes les plus favorables aux déplacements aériens, avec respectivement 21 et 18% de perturbations. Le mercredi 26 mars se distingue comme la meilleure journée de l’année avec 89% de passagers à l’heure. À l’inverse, les jeudi 3 et vendredi 4 juillet ont été les pires journées, avec 68 et 64% de passagers subissant des perturbations.
Ces variations saisonnières s’expliquent notamment par l’augmentation du trafic durant la période estivale. Le mois de juillet a ainsi accueilli 9,4 millions de passagers, soit le chiffre le plus élevé de l’année. Cette concentration de voyageurs met à l’épreuve les capacités des infrastructures aéroportuaires et des compagnies aériennes, générant davantage de retards et d’annulations durant ces semaines de forte affluence touristique et professionnelle.
Nice, aéroport le plus problématique
L’aéroport Nice Côte d’Azur se positionne comme le moins ponctuel de France avec seulement 61% de vols partant à l’heure. Cet aéroport affiche également le taux d’annulation le plus élevé du territoire français avec 2% de vols supprimés. À l’opposé, Perpignan remporte le titre d’aéroport le plus ponctuel avec 82%de départs effectués comme prévu. Paris Charles de Gaulle demeure l’aéroport le plus fréquenté avec 35,62 millions de passagers au départ, dont 65% ont décollé à l’heure. Paris Orly affiche de meilleures performances avec 79% de ponctualité pour 14,74 millions de passagers.
Les liaisons les plus perturbées concernent principalement des destinations africaines. La ligne Paris Charles de Gaulle vers Bangui-M’Poko (République centrafricaine) enregistre 79% de retards, tandis que la liaison vers N’Djamena (Tchad) atteint 76%. La route Nice-Birmingham (Royaume-Uni) se distingue avec 80% de retards. En matière d’annulations, la liaison Paris Charles de Gaulle vers Kinshasa N’djili (République démocratique du Congo) détient le record avec 31% de vols supprimés. Les lignes vers Brazzaville (République du Congo) et Luanda (Angola) présentent également des taux d’annulation élevés de 22 et 19% respectivement.
La France mal classée en Europe
La France occupe la 28e position sur trente pays européens en termes de ponctualité des vols. Les pays scandinaves dominent le classement avec la Norvège en tête, affichant seulement 15% de perturbations pour 29,92 millions de passagers. La Suède et l’Estonie suivent avec respectivement 16 et 18% de perturbations. Le Danemark, la Lituanie et l’Islande complètent le top six avec 18 et 19% de désagréments. À l’autre extrémité du classement, le Portugal ferme la marche avec 36% de perturbations, suivi de la Grèce avec 33%.
La France se situe juste devant ces deux pays avec ses 30% de vols perturbés. L’Allemagne et le Royaume-Uni, malgré leur trafic important de respectivement 106,53 millions et 141,57 millions de passagers, parviennent à maintenir un taux de perturbation de 26% L’Espagne, premier pays européen en nombre de passagers avec 139,88 millions de voyageurs, limite ses perturbations à 25%. Ces comparaisons révèlent que la taille du marché n’explique pas à elle seule les performances en matière de ponctualité.
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