Risques encourus et recommandations associées
Délinquance
Les conditions de sécurité au Guatémala sont préoccupantes. Le trafic de stupéfiants et les extorsions de fonds sont courants et touchent principalement les Guatémaltèques. Les touristes (voyageant hors agences de voyages, en particulier) sont confrontés à la délinquance de droit commun : vols et agressions à main armée, de jour comme de nuit. Un modus operandi fréquent est une agression commise par des motards qui agressent les piétons ou qui profitent de la circulation à l’arrêt pour dépouiller les occupants des véhicules (« asaltos »). Il convient d’être particulièrement vigilant dans la ville de Guatémala.
En cas de difficultés sur place, il est conseillé de demander l’assistance de la police touristique liée à l’Institut national du tourisme (INGUAT, site en espagnol et joignable au 1500). Sous certaines conditions, l’INGUAT peut mettre à disposition une escorte policière pour permettre de visiter des sites touristiques isolés.
Risques liés aux transports
La route fait chaque année environ trois fois plus de victimes que la criminalité. La qualité peu satisfaisante des hôpitaux publics augmente le taux de mortalité consécutive à un accident. D’excellentes cliniques privées localisées dans la capitale exigent des garanties de paiement avant d’admettre un patient. En province, les infrastructures hospitalières sont déficientes. Il est indispensable de disposer d’une assurance pour l’assistance médicale et le rapatriement.
Le mauvais état de nombreuses routes (surtout en dehors de la capitale), les risques d’éboulements et la conduite dangereuse de nombreux conducteurs guatémaltèques exigent une prudence particulière. Le mauvais entretien des véhicules poids lourds et des transports collectifs implique une prudence accrue.
Il est vivement déconseillé de circuler de nuit et d’emprunter les routes secondaires en raison du risque d’agression.
En cas d’intempéries, certaines portions de route qui ne sont pas bitumées deviennent rapidement impraticables notamment les approches de certains sites touristiques (Uaxactun et Tikal). Il est recommandé d’utiliser un 4×4 avec un chauffeur local.
Les transports collectifs anciens (bus scolaires américains réaménagés) sont à proscrire, car ils concentrent une forte part de la délinquance quotidienne. Les vols à la tire ciblant des touristes étrangers sont récurrents et leur nombre est en augmentation depuis le début de l’année 2025 (plusieurs vols de passeports ont été rapportés). En cas de perte ou vol de son passeport français, l’émission d’un laisser-passer permet de rejoindre la France mais sans toutefois pouvoir transiter par les Etats-Unis.
Des cas d’extorsions (opérées à proximité des frontières) sont signalés occasionnellement sur les lignes régulières d’autocar desservant le Belize, le Salvador et le Mexique. Il convient de privilégier les liaisons en car de haut standing ou organisées par les agences de voyages – ou bien encore les vols internationaux.
Pour des excursions touristiques journalières, les agences de voyage ayant pignon sur rue proposent des places dans des minibus peu coûteux.
Les autorités guatémaltèques ont rapporté une hausse des enlèvements dits « express », réalisés par des « taxis pirates ». Ces enlèvements ont pour but le vol des objets de valeur du passager et l’extorsion sous la menace voire la violence.
Le mode opératoire est le suivant :
- Le taxi dévie de sa route et arrive dans un endroit où se trouvent des complices ;
- Le passager se fait dérober tous ses objets de valeur et argent liquide ;
- Soit les malfaiteurs amènent la victime à un distributeur automatique pour retirer de l’argent liquide sous la contrainte, soit ils contactent sa famille pour demander une rançon via virement bancaire instantané ;
- La victime est abandonnée sur un bord de route.
Bien que certaines zones du pays soient plus touchées que d’autres, notamment la capitale, aucune n’est épargnée.
Dans ce contexte, il est recommandé :
- d’éviter les transports informels, surtout la nuit. Par exemple, ne pas héler un taxi au hasard dans la rue. Préférer l’utilisation d’applications mobile permettant des paiements sécurisés ainsi que l’identification du conducteur et du véhicule (modèle, couleur, plaques d’immatriculation) ou alors, la réservation anticipée du transport via des entreprises privées ;
- de vérifier les informations concernant le conducteur et le véhicule avant de monter dans ce dernier ; si une des informations ne correspond pas, ne pas monter ;
- de ne pas accepter d’objet, de nourriture ou de boisson dans le véhicule : il pourrait s’agir d’un subterfuge pour faire baisser la vigilance voire compromettre les sens ;
- avant de monter dans le véhicule, vérifiez que les données mobiles et la localisation de son téléphone sont activées et, si possible, partager votre localisation en temps réel avec un proche ;
- en cas d’enlèvement, il faut garder son calme et coopérer. Ne pas chercher à résister ou raisonner les malfaiteurs et encore moins les confronter. Une fois l’incident terminé, chercher un moyen de contacter la police nationale civile pour qu’ils prêtent assistance (numéro d’urgence : 110 ou 120).
Contrôles routiers
Il est impératif d’avoir sur soi, lors de tout déplacement en véhicule, son passeport ainsi que son permis de conduire, sous peine de lourdes sanctions en cas de contrôle de police (notamment, gardes à vues).
En cas de contrôle routier, il convient de rester courtois, d’adopter un ton respectueux et d’éviter toute provocation envers les forces de police.
Les touristes sont susceptibles de faire l’objet de tentatives d’extorsions par des membres des forces de l’ordre.
En cas d’accident, il est recommandé de ne pas déplacer les véhicules et d’attendre l’arrivée de l’assureur et de la police. La Police Nationale Civile peut être contactée au 110 et PROVIAL, patrouille d’assistance routière, au 1520.
Risques naturels
Chaque année, la saison des pluies, de mai à octobre, entraîne des inondations près des cours d’eau, des glissements de terrains et des dégradations sur l’ensemble des voies de circulation du pays.
Risques sismiques
Le Guatémala présente, sur la presque totalité de son territoire (à l’exception du Petén), un risque tellurique élevé. De nombreuses secousses sismiques (la plupart imperceptibles) se produisent chaque année.
Risques volcaniques
Certains volcans sont actifs et entrent régulièrement en éruption : le volcan Fuego, proche de la ville d’Antigua Guatémala, dans le département de Sacatepéquez ; le volcan Pacaya, dans le département d’Escuintla aux abords de la capitale, et le volcan Santiaguito, dans le département de Quetzaltenango. Le volcan Acatenango est à portée des projections du volcan Fuego. Il est recommandé d’interroger l’Institut national du Tourisme (INGUAT, en espagnol) avant d’entreprendre leur ascension.
L’organisme de coordination des secours d’urgence (CONRED, en espagnol) déclenche régulièrement des alertes relatives à l’activité volcanique. Une vigilance renforcée est conseillée en cas de séjour à proximité de ces volcans, il est recommandé de s’informer auprès de ces deux organismes (INGUAT, CONRED) avant de se déplacer dans les environs.
Il convient de prendre connaissance des recommandations d’usage.
Zones de vigilance
L’ensemble du pays est en vigilance renforcée (en jaune).
Il convient de rester particulièrement vigilant lors des déplacements en autocar, sur les marchés fréquentés par les touristes (notamment ceux de Chichicastenango et d’Antigua) ou dans les stations-service, notamment dans la capitale.
Dans la capitale
Il est déconseillé de se déplacer en transport public dans la ville de Guatémala. Les bus verts Transmetro peuvent toutefois être utilisés. Il convient de privilégier les radiotaxis ou taxis jaunes (taxis Amarillo). Il n’est pas recommandé de héler un taxi de couleur blanche. Le service de chauffeurs VTC fonctionne bien.
En raison du niveau élevé d’insécurité qui y règne, les déplacements sont déconseillés dans certaines zones de la capitale, à savoir les zones 3, 6, 18, 19, 21, 24 et certaines parties des villes périphériques de Mixco, à l’ouest, et de Villa Nueva, au sud. Les zones dans lesquelles il est recommandé de se déplacer uniquement de jour sont les zones 1 (centre historique), 2, 4 (partie à l’Ouest de la 7ème avenue), 5, 7, 8, 9 et 17.
Il est possible de se rendre de jour et en soirée, en prenant toutes les précautions utiles, dans la partie la plus fréquentée des zones 4 (partie est, proche du centre culturel américain), 10, 13, 14, 15 et 16. La zone 10 regroupe un nombre important de cafés, restaurants, boîtes de nuits et hôtels.
Il est impératif d’adopter un comportement particulièrement prudent durant les sorties nocturnes.
Visite des sites archéologiques
De manière générale, il est préférable de recourir à une agence de voyages reconnue pour se rendre sur les sites archéologiques. Il est conseillé de s’y déplacer (Nakum et El Naranjo, notamment) en véhicule 4×4 conduit par un chauffeur local. En effet, l’état des pistes rend difficiles les déplacements avec une berline même en pleine saison sèche. Lors de la saison des pluies (de juin à février au minimum), de profondes ornières se forment et les véhicules peuvent s’embourber facilement.
Pour les voyageurs individuels, le moyen à privilégier pour se rendre sur les sites archéologiques du Río de la Pasión et du lac Petexbatún (El Ceibal, Aguateca), est par voie fluviale depuis la petite ville de Sayaxché. Il est recommandé de s’assurer les services d’une agence spécialisée.
Des incidents (vols avec arme blanche) ont été signalés sur le site de Semuc Champey (à proximité de Cobán, département de l’Alta Verapaz, dans le centre du pays).

Recommandations générales
Il est recommandé de :
- ne pas transporter tous ses papiers et son argent dans un seul sac et sortir avec le strict minimum ; conserver en lieu sûr (dans le coffre de sa chambre d’hôtel par exemple) de l’argent voire son passeport (ne circuler qu’avec une photocopie en cas de déplacement dans les environs de l’hôtel) ;
- en toutes circonstances, adopter une attitude discrète et ne pas attirer l’attention en portant des bijoux, des vêtements coûteux, appareils photos et objets de valeur ;
- éviter de sortir des axes routiers importants et de conduire de nuit ;
- limiter les déplacements à pied, seul dans les endroits isolés (ville ou campagne) ;
- signaler les déplacements et les itinéraires à des proches ;
- confier l’organisation de son séjour touristique à une agence de voyages professionnelle reconnue ;
- privilégier les visites de sites touristiques en groupe ;
- ne pas pratiquer le camping sauvage.
En cas d’agression, il est recommandé :
- d’avoir toujours des espèces sur soi, dans une poche facile d’accès, afin de pouvoir le donner rapidement ;
- de n’opposer aucune résistance et de ne pas négocier ;
- de quitter les lieux de l’agression le plus rapidement possible et se mettre en sécurité (hôtel, commerce) ;
- d’appeler systématiquement la police touristique liée à l’INGUAT au 1500 et signaler l’agression à l’ambassade ;
- de porter plainte auprès des autorités locales.
Activités sportives à risque
Baignade
Sur la côte Pacifique (Monterrico), les risques de noyade sont importants en raison de la force des rouleaux et des courants entraînant les nageurs vers le large.
Navigation
Des accidents mortels survenus à bord d’embarcations sur les voies navigables (lac Atitlán ; fleuves Pasión et Río Dulce) ont été recensés. Il est recommandé d’exiger de la compagnie de navigation d’être équipé d’un gilet de sauvetage.
Ascension de volcans
Il est également conseillé de privilégier des excursions en groupe et impérativement avec un guide local. L’ascension des volcans exige d’être en bonne forme physique et de s’équiper de vêtements chauds (récents décès par hypothermie). Une escorte de la police touristique est conseillée dans les lieux isolés.
Avant toute ascension, il est vivement recommandé :
- d’interroger l’Institut National du Tourisme (INGUAT) ;
- de se renseigner sur l’activité volcanique via l’INSIVUMEH pour savoir si l’ascension est possible ;
- dans l’affirmative, en informer les services de la municipalité ;
- de renoncer à effectuer l’ascension en cas d’activité élevée ou instable et/ou mauvaise météo
- de n’effectuer l’ascension qu’avec un guide officiel.
Les services de secours ne sont pas en mesure de se déplacer pour évacuer un éventuel blessé. L’ascension d’un volcan nécessite d’être en bonne condition physique et de posséder un équipement adéquat (couverture de survie, eau et nourriture en quantité suffisante, kit de premiers secours, etc.) »
En dehors des périodes d’activité volcanique, il est conseillé de procéder à l’ascension des volcans en matinée et de s’informer au préalable des conditions météorologiques. Il est également conseillé de privilégier des excursions en groupe avec un guide local. L’ascension des volcans exige d’être en bonne forme physique et de s’équiper de vêtements chauds (récents décès par hypothermie). Une escorte de la police touristique est conseillée dans les lieux isolés.