Selon une étude publiée en novembre 2025 par Sail Croatia, l’aéroport de Londres Stansted se positionne comme le terminal le plus problématique au monde pour les passagers. Cette analyse comparative de 50 grands aéroports internationaux s’est appuyée sur trois critères majeurs : la fréquence des retards de vol, la densité de passagers dans les terminaux et le nombre de recherches en ligne concernant les bagages perdus. Chaque aéroport a reçu un score de 0 à 100, les valeurs élevées indiquant une expérience de voyage particulièrement difficile. Le Royaume-Uni se distingue négativement avec trois de ses aéroports dans le top cinq des terminaux les plus problématiques.
Londres Stansted en tête du classement
Londres Stansted obtient le score le plus élevé avec 64,80 points sur 100, confirmant sa position de pire aéroport pour les voyageurs. Les données révèlent que 75,5 % des vols au départ ou à l’arrivée de ce terminal subissent des retards, soit plus de trois vols sur quatre. L’aéroport accueille 28 millions de passagers annuellement sur une superficie de seulement 9,6 kilomètres carrés, générant une densité de 2,9 millions de passagers par kilomètre carré.
Cette concentration élevée entraîne régulièrement des situations de surpeuplement dans les terminaux, où les voyageurs peinent à trouver des sièges pendant les périodes de forte affluence. Par ailleurs, environ 870 recherches annuelles concernant les bagages perdus sont enregistrées, témoignant des difficultés opérationnelles du terminal. Cette combinaison de facteurs place Londres Stansted largement en tête des aéroports générant le plus de frustration chez les passagers, devant tous les autres terminaux internationaux analysés dans cette étude.
Trois aéroports britanniques parmi les cinq pires
Le Royaume-Uni concentre trois des cinq aéroports les plus problématiques au monde. Londres Gatwick se classe quatrième avec un score de 48,45 points, accueillant 43 millions de passagers sur une superficie d’environ 7 kilomètres carrés. Le terminal enregistre 30,7 % de vols retardés et affiche une densité de 6,42 millions de passagers par kilomètre carré, la plus élevée parmi les aéroports étudiés.
Londres Heathrow complète ce trio britannique en cinquième position avec 48,33 points. Le terminal dessert 84 millions de passagers annuellement, ce qui en fait l’aéroport le plus fréquenté d’Europe. Malgré une superficie plus importante que ses homologues de Stansted et Gatwick, Heathrow affiche un taux de retard de 24,6 % et une densité de 6,84 millions de passagers par kilomètre carré. Plus de 5.400 personnes effectuent chaque année des recherches en ligne pour retrouver leurs bagages perdus depuis ce terminal. Cette présence dominante des aéroports britanniques dans le classement illustre les défis structurels auxquels fait face le secteur aérien du pays.
Atlanta et CDG complètent le podium
L’aéroport international Hartsfield-Jackson d’Atlanta se positionne en deuxième place mondiale avec un score de 51,24 points. Ce terminal détient le record du trafic passagers le plus élevé au monde avec 108 millions de voyageurs annuels. Cette fréquentation massive génère une surpopulation constante des terminaux et entraîne de nombreux problèmes de gestion des bagages, comme en témoignent les 35.810 recherches annuelles liées aux bagages perdus. Bien que le taux de retard des vols s’établisse à 20,98 %, soit un niveau relativement modéré, la densité de 5,68 millions de passagers par kilomètre carré crée des conditions de voyage particulièrement inconfortables.
Roissy Charles de Gaulle occupe la troisième position avec 50 points. Le terminal français enregistre un taux de retard de 62,1 %. Avec 70 millions de passagers annuels, l’aéroport dispose théoriquement d’une superficie suffisante pour gérer ce volume, mais les dysfonctionnements opérationnels persistent et affectent significativement l’expérience des voyageurs transitant par ce hub européen majeur.
Une croissance du trafic aérien mal anticipée
Un porte-parole de Sail Croatia a commenté les résultats de cette étude en expliquant les causes structurelles de ces dysfonctionnements aéroportuaires : « Le transport aérien était autrefois coûteux et la plupart des gens ne prenaient l’avion qu’une ou deux fois par an. Les compagnies aériennes à bas coûts ont complètement changé cela il y a environ 20 ans. Le nombre de passagers est passé de 2 milliards à près de 10 milliards aujourd’hui ».
Cette croissance exponentielle du trafic aérien s’est produite sans que les infrastructures aéroportuaires ne soient adaptées en conséquence. Les terminaux historiques comme Heathrow et Charles de Gaulle, malgré leur réputation internationale, n’ont pas été conçus pour absorber de tels volumes de passagers.
L’étude complète, qui détaille les performances de 50 aéroports internationaux, inclut également d’autres terminaux américains et européens dans le top dix des plus problématiques, notamment Newark Liberty, Vienne, Seattle-Tacoma, Madrid-Barajas et Harry Reid à Las Vegas. Ces résultats soulignent un enjeu global du secteur aérien contemporain.
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