Les congressistes Selectour ont failli avoir Obama, ils auront peut-être Tony Blair

Les congressistes Selectour ont failli avoir Obama, ils auront peut-être Tony Blair

Lors du dernier congrès Selectour, il a été beaucoup question des émoluments perçus par les intervenants extérieurs à l’industrie, ceux qui, à côté du “business” font “le show”, selon les mots de Laurent Abitbol. Sur scène, ce dernier a ainsi confié – avec bienveillance, précisons-le – qu’il avait fallu signer un chèque “à six chiffres” pour gratifier les congressistes des vocalises de Patrick Bruel à l’issue du dîner de gala de l’événement.

A l’inverse, le même Laurent Abitbol a tenu à préciser au public que Gabriel Attal avait fait don “à une association” de son cachet. “C’est le seul politique (ayant participé à un congrès Selectour, ndr) qui n’a rien touché”, a-t-il alors précisé. Ce qui exclut, pour ne parler que des derniers congrès, Edouard Philippe, Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy ou encore François Hollande. 

Mais c’est à l’auditoire plus restreint d’une conférence de presse qu’il a réservé les révélations les plus étonnantes…

Je voulais Obama. Obama, c’est classe”, commence le président du directoire de Marietton. Effectivement, il aurait cassé la baraque, Obama. Et ça a failli se faire : “Il avait accepté” pour “200.000 €”, un montant acceptable selon lui. Las, entre proches et gardes du corps, c’était une suite de pas moins de quatorze personnes qu’il fallait prendre en charge, avec jets privés (“Sarkozy, lui, il vient en vol régulier”) et autres éléments de confort. Au total, plus d’1 million d’euros. Trop cher.

Tony Blair, lui aussi, est dans la ligne de mire de Laurent Abitbol pour un futur congrès. A son crédit, il met évidemment en avant le prestige et l’expertise de l’ancien Prime minister, mais aussi le fait qu’il parle couramment français, “contrairement à Angela Merkel” qui a également été envisagée. Autre élément à porter au crédit de Tony Blair, c’est un ami de Nicolas Sarkozy qui est un ami de Laurent Abitbol, le président français tomberait donc à point nommé pour jouer les go-between. Wait and see…

Et la France ?

Voilà pour les dirigeants étrangers. Quant au personnel politique français, Laurent Abitbol craint avoir “épuisé le stock”. LFI, “ils sont antisémites” : c’est exclu. Et de l’autre côté du spectre politique ? Laurent Abitbol reconnaît avoir pensé à celui qu’il appelle “Jordan”… “Ça vous choquerait ?”, interroge-t-il les journalistes. Les quelques répondants – la rédactrice en chef de Tourmag, le rédacteur en chef de DeplacementsPros, notamment – ne sont pas du tout convaincus… “Oui mais il sera peut-être au pouvoir; dans les affaires, il faut être en bons termes avec tout le monde”, dit-il en substance.

Pour autant, cette assertion ne vaut pas banalisation. Alors que Laurent Abitbol avait déclaré précédemment qu’il se verrait bien ministre (“Ministre, c’est mon rêve (…) pas du Tourisme, je ne connais même pas le nom du ministre du Tourisme”), nous lui avons demandé, en marge de la conférence de presse, s’il accepterait de participer à un gouvernement mené par le dirigeant frontiste… La réponse fuse sans l’ombre d’une hésitation : “Non”.

Stock de politiques français épuisé, donc. Mais la cause n’est pas perdue : il suffirait que, dans l’année à venir, une personnalité forte et intéressante émerge, ce que Laurent Abitbol appelle de ses vœux. Mais ça, c’est peut-être un plus grand défi que de faire venir Obama.

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