Chaque semaine, TourMaG met en lumière un cas concret issu de la Médiation Tourisme et Voyage. L’objectif : proposer aux professionnels du tourisme des clés pratiques, fondées sur des situations réelles. Cette semaine, focus sur le cas de clients qui ont contesté le classement 4 étoiles de leur hébergement.
Dès leur arrivée, les voyageurs ont relevé plusieurs dysfonctionnements : des toilettes installées dans la douche, un miroir placé trop haut, l’absence de coffre-fort, une fenêtre qui fermait mal, une vue sur le sable au lieu de la vue annoncée, ainsi qu’une chambre sans terrasse.
Pour tenter d’y remédier, l’hôtel leur a proposé un surclassement en bungalow « Deluxe » contre un supplément de 600 € pour le reste du séjour.
De son côté, l’agence de voyage, qui n’a pas souhaité rembourser cette somme, a répondu que les clients auraient pu demander une autre chambre dans la même catégorie, ce qui n’aurait pas entraîné de frais supplémentaires. Selon elle, le surclassement constituait un choix personnel.
Il ne peut s’exonérer de sa responsabilité qu’en démontrant que la non-conformité résulte du comportement du voyageur, d’un tiers extérieur ou de circonstances exceptionnelles et inévitables.
L’article L.211-17 du même code reconnaît au voyageur un droit à une réduction de prix pour toute période de non-conformité des services fournis, ainsi qu’à des dommages et intérêts pour le préjudice subi.
La Médiation du Tourisme et du Voyage (MTV) a considéré qu’un remboursement partiel était justifié. Elle a recommandé que les agences concernées, tenues solidairement, remboursent 300 €, soit la moitié du montant versé pour le surclassement, en raison des non-conformités constatées.
Les dossiers traités par la MTV sont exclusivement issus de litiges entre consommateurs et professionnels. Le recours à un médiateur est désormais obligatoire pour toutes les entreprises, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 € par infraction.
Le champ de compétence de la MTV couvre le transport aérien, ferroviaire (hors SNCF et RATP), routier, les opérateurs de voyages, l’hôtellerie, mais aussi les secteurs du sport et des loisirs. En deux ans, l’équipe est passée de 9 à 19 juristes pour répondre à la croissance des demandes.
Les litiges liés au transport aérien représentent deux tiers des dossiers. 79 % des litiges proviennent de ventes en ligne contre 16 % issues de points de vente physiques.
Enfin, la confiance dans le dispositif est renforcée par un taux d’adhésion élevé : 97 % des avis rendus par la MTV sont acceptés par les parties.

